Avec ma tête d’arabe, de Aïda Amara
Editions hors d’atteinte, Marseille, 2025, 222 p., premier roman
Un récit vif et incisif sur l »arabité » d’une jeue journaliste née de parents « immigrés algériens », mais qui sont intégrés de longue date à la classe moyenne française.
C’est en tant que victime des attentats du Bataclan que l’héroïne décode comment on se sent coupable en même temps que persécutée (c’est son ami « gaulois » qui a été blessé physiquement, alors qu’elle gère sa panique morale)
En finesse, elle raconte le dialogue avec son père, tant à Paris qu’au « bled » (Kabylie), par petites touches où le passé (guerre d’indépendance) se répond avec la violence des islamistes sur près d’un siècle.
Deux exemples: comment au bistrot surveiller en permanence la porte d’entrée; comment se comporter au Consulat d’Algérie pour obtenir un visa quand on est une bonne française, mais « arabe » quand même.
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/avec-ma-tete-d-arabe-2456121

