Samir Toumi, Amin, une fiction algérienne

Samir Toumi

Amin, une fiction algérienne. BarzaKh et Elyzad 2025

Samir Toumi est né en Algérie en 1968, il vit à Alger où il dirige une entreprise de conseil. Il est écrivain et photographe.

Amin, une fiction algérienne est son deuxième roman ; le premier, L’Effacement, paru en 2016, a été adapté au cinéma par Karim Moussaoui en 2024.

Le narrateur d‘Amin, une fiction algérienne est Djamel B., romancier algérien en panne d’inspiration. Il est abordé par un membre de la jet-set, Amin, qui veut lui faire rencontrer un certain nombre de personnes pour qu’il s’en inspire afin d’écrire un nouveau roman. Le lecteur pénètre ainsi dans l’intimité de plusieurs représentants de la société des ultra-riches algérois, chez lesquels alcool, drogues, débauche, corruption font partie de la vie courante, dans une atmosphère de méfiance, de menace, de dissimulation et d’hypocrisie.

Djamel B. est conscient d’être manipulé, sans savoir par qui ni à quelles fins, il est mis en garde régulièrement par les uns ou les autres de ses contacts mais sa curiosité le pousse à poursuivre.

Amin, une fiction algérienne est un roman intelligemment retors, écrit avec beaucoup de talent, pour lequel les termes « une fiction algérienne » sont à prendre dans toute leur polysémie.

J’ai été très intéressée par son côté documentaire et séduite par l’habileté de l’auteur à retenir le lecteur jusqu’à l’épilogue. Pour un lecteur occidental, cette peinture de l’oligarchie algérienne à la veille de l’élection de 2019 est nouvelle et passionnante, sans pouvoir déterminer s’il s’agit d’un roman à clés ou de personnages fictifs.

Catherine Giffard

Livre sélectionné pour le prix « Coup de coeur » de Soleil Occitanie

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